Catégorie: Cogitations

Traductions... avant Jack AllGood.

Aujourd'hui, 12 juin, on fête les Guy.
 
Profitons de l'occasion pour rappeler qu'à une certaine époque quand les Français importaient une fiction, ils traduisaient TOUT.

C'est pour cela que, fut un temps, Flash Gordon s’appelait Guy l'éclair. Ça claque, non?

Dans le même registre science-fictionnesque, il y aurait beaucoup à dire sur les traductions du premier Star Wars.
Vous pouvez jeter un oeil à cet article assez long sur le sujet.

Et n'oublions pas non plus que pendant longtemps Wolverine s'appelait Serval en français. Je crois qu'il a fallu la sortie du premier film Xmen pour que son nom d'origine vienne supplanter Serval en France.

Mais si je me souviens bien dans la version française du tout premier comics qui présentait Wolverine (c'était une aventure du Hulk où Wolverine servait d'adversaire) son nom était traduit littéralement : le Glouton. 

Il est tard, je suis fatigué, je suis déprimé... donc je dis des bêtises

Je pense qu'il y a une Réalité, avec un grand R, composée de fait objectifs et concrets.

Mais nous sommes totalement incapables de la percevoir.

Nos cerveaux ne peuvent pas la percevoir, ils sont trop occupés à construire la fiction dans laquelle nous nous imaginons vivre.

De toute façon, un cerveau humain aurait-il assez de "puissance de calcul" pour appréhender la Réalité s'il arrivait à s'extirper de sa fiction ?

Nous sommes tous l'acteur principal d'une fiction et des figurants dans des centaines, des milliers de fictions.

J'en suis de plus en plus convaincu.

J'en vois des preuves partout :

Dans les avis diamétralement opposés sur des sujets qui me semblent relever du "bon sens".

Dans la mauvaise foi avec laquelle nous défendons nos convictions face aux autres, alimentée par la terreur viscérale d’avoir tort.

Dans la loghoré chaotique des commentaires sur le net

Dans la manière dont on s'imagine, ou qu'on raconte comment "j'aurais fait si..." ou comment "si jamais il dit ça, je vais faire ci".

Dans des phrases comme « Quand j'me regarde je m'inquiète, quand j'me compare j'me rassure ».

Dans les vérités que l’on voudrait uniques, inaltérables, mais que l’on doit protéger en fermant les yeux.

Et plein d’autres…

Au-delà de sa réalité biologique, notre vie est une fiction, en perpétuelle friction avec celles des autres, leur empruntant des figurants, des idées, des situations, et leur en donnant tout autant en échange.

Demain matin, j’aurais peut-être changé d’avis, mais là, en ce moment, c’est ce que je pense.

Mais ça n’a pas d’importance, c’est juste ma fiction à moi, ou du moins celle du moi qui existe dans mon cerveau. Les moi qui existent dans les fictions des autres sont très différents je suppose, certains doivent être d’ailleurs de beau connards, et d’autres trop bien

Demain matin, j’aurais peut-être changé d’avis, mais j’ai quand même l’impression d’avoir mis le doigt sur quelque chose… que quelqu’un a très certainement déjà théorisé, bien mieux qu’avec quelques mots écris dans un état de fatigue certain, après un voyage en train plus long que prévu.

 

La malédiction du remake...

... n'est pas entièrement là où on croit. Pour le dire autrement : le geek (trent/quarent)enaire peut-être un gros râleur englué dans ses souvenirs.

[Attention, ce texte contient de la râlerie]

Ayant été ado dans les années 80/90 j'ai une relation particulière avec les films d'action de cette époque. Une partie de mon imaginaire et de mes goûts en terme de cinéma vigoureux a été influencé par des films comme Conan, Terminator, Predator  et d'autres. Il est d'ailleurs intéressant de noter que Paul Verhoeven a beaucoup contribué à cette culture.

Forcément je porte sur ces films un regard empreint de nostalgie et de bienveillance. Je les ai revu un nombre de fois conséquent et, tout en étant conscient de certains de leurs défauts, je les aime profondément. Pour moi c'est une des composantes de mon état de geek.

Or, depuis une dizaine d'année l'industrie du cinéma produit de plus en plus de remakes, de suite ou de nouvelles adaptations. Ce n'est pas forcément étonnant puisque cela permet de limiter les risques en pariant sur le fait que les fans de l'œuvre d'origine iront voir le remake (ou l'adaptation).

Concernant le cinéma d'action des années  80 - qui m'intéresse ici - voilà ce que ça a donné :
Conan (1982) > remake en 2011
Terminator (1984) > remake à venir et une suite en 2009
Predator 1987 > suite remakisante en 2010
Total Recall 1990 > remake en 2012
RoboCop 1987 > remake en 2014

Comme cet article est centré sur les remakes de films d'actions des années 80 je laisse volontairement de côté des films comme le reboot de Star Trek, le remake de King Kong de 2006 etc. Mais vous verrez que mon propos reste valable pour eux.

J'ai vu les cinq films listés ci-dessus. La plupart ne m'ont pas convaincu. En fait RoboCop 2014 est pour moi le meilleur du lot, mais je reviendrai sur son cas dans une critique spécifique.

L'avis geekesque qui me semble le plus répandu consiste à dire que ces films sont (très) mauvais, parfois même avant de les avoir vu. C'est ce dont je parlais mardi dernier.

Maintenant que j'ai vu RoboCop je me penche sur quelques critiques postées sur des forums et certaines réactions me laissent un sentiment mitigé. J'ai l'impression que chez les personnes les plus virulentes l'exercice consiste à mettre en avant les qualités du film d'origine et à les opposer aux défauts du remake. Ok, mais cela se fait en occultant totalement les défauts du premier et en ignorant méthodiquement les qualités du second. On retombe sur ce que je disais l'autre jour je pense : les gens qui ont condamné un film avant même de le voir se sentent obligés (consciemment ou pas) de le trouver mauvais pour rester cohérent avec leur opinion première ; surtout s'ils ont été très bruyant sur le sujet. Donc une fois dans le cinéma ils se focalisent sur le moindre détail qui peut être compté à la décharge du film, quitte à faire preuve de mauvaise foi.

Je peux comprendre cet acharnement de fanboy, je suis sûr que ça m'est arrivé à moi aussi, mais c'est quand même dommage de se braquer de la sorte. Ça serait quand même plus cool de réussir à se faire un avis sur un film en s'appuyant uniquement sur ses qualités et défauts propres plutôt que de le condamner ou de l'encenser à cause de sa parenté ou de l'étiquette qu'il porte.

Ma plus grande déception en termes de remake d'un film des années 80 c'est certainement le Conan de 2011. J'y étais allé relativement confiant (probablement trop) et j'en étais sorti bien dégoûté. Mais quand j'y pense, mon ressenti négatif reposait sur trois axes de râleries :
- un scénario que j'ai trouvé très foireux sur plein d'aspects.
- une impression de non-respect de l'œuvre d'Howard, ce qui est débile quand on sait que je suis fan du Conan de 82 qui n'est pas particulièrement respectueux non plus.
- le film ne supportait pas, à mes yeux, la comparaison avec celui de 82, ce qui là aussi était idiot.

Une seules de ces raisons est vraiment légitime. Il faudra donc que je me refasse le film en question histoire de le critiquer de manière plus correcte et en sachant à quoi je m’attends. Ensuite je ne suis pas super pressé.

Bref. J'avais besoin de râler sur ce sujet... toutes mes excuses si ce texte vous semble lourd.

Né dans un monde différent

Je vais avoir 42 ans cette année. En soi ce n'est pas grand chose, mais à cause d'une note de Boulet je me suis mis à réfléchir à tous ces éléments de notre quotidien qui n'existaient pas encore l'année de ma naissance.

Remontons dans le temps :

  • Il y a entre 5 et 10 ans
    • L'OS Android : 2008 (36 ans)
    • L'iphone : 2007 (35 ans)
    • Twitter : 2006 (34 ans)
    • Premier film en Bluray : 2005 (33 ans)
    • Facebook : 2004 (32 ans)
  • Il y a entre 10 et 20 ans
    • Wikipedia : 2001 (29 ans)
    • Démocratisation du smartphone : 1999 au japon (27 ans)
    • Google : 1998 (26 ans)
    • Le terme "smartphone" : 1997 (25 ans)
    • Apparition du terme MMORPG : 1997 (25 ans)
    • Apparition de la norme USB : 1996 (24 ans)
    • Commercialisation du DVD : 1995 (23 ans) 
    • Le format MP3 : 1995 (23 ans) 
  • Il y a entre 20 et de 30 ans
    • Le premier SMS : 1992 (20ans)
    • Le World Wide Web : 1991 (19 ans)
    • l'OS Linux : 1991 (19 ans)
    • Le format pdf  : 1990 (18 ans)
    • l'OS Windows : 1985 (13 ans)
  • Il y a entre 30 et 40 ans
    • Commercialisation du téléphone mobile : 1983 (11 ans)
    • Les bases de l'Internet (TCP/IP, SMTP, DNS)  : 1982-83 (10 ans) 
    • Commercialisation du CD : 1982 (10 ans) 
    • Premier ordinateur portable : 1975 (7 ans) 
    • Le baladeur/walkman : 1979 (7 ans)
    • Le premier appareil photo électronique : 1975 (3 ans)
    • Le jeu de rôle : 1974 (2 ans)
    • Premier brevet concernant les cartes à puce : 1974 (2 ans)
  • Au delà

J'ai probablement oublié des trucs et je me suis probablement trompé sur certaines dates ; mais, quand même, ça fait bizarre.

Je suis un athée qui croit aux dieux...

Mais pas que... j'y crois de la même manière que je crois aussi au Père Noël, à Harry Potter et plein d'autres.

Pendant un moment je pensais être un agnostique anti-clérical. Mais plus j'y réfléchis et plus je suis convaincu d'être athée. Malgré cela j'ai toujours été fasciné par les mythes et les religions. Ça avait fini par me paraître étrange de conscillier les deux. Et pourtant...