Catégorie: Divers

2016 - migration bloguesques

Comme régulièrement depuis que j'essaie de tenir un blog, je me relance après une période d'abstinence. Ca doit bien être le troisième (ou quatrième) "relaunch".

On va dire que 2015 ne fut pas une année propice et qu'on va faire de notre mieux pour que 2016 soit plus efficace en terme d'écriture.

Dans le cadre de cet effort renouvelé, ce blog vient de migrer dans le giron du site BadButa. Cela veut dire que tous mes prochains post seront publiés sur la nouvelle version de Golem de Protocole.

"Cékoidon BadButa ?", me direz vous en massacrant allégrement le français.  Déjà je ne vous félicite pas ce barbarisme ; cependant je vais quand même répondre.

BadButa, c' est le label sous lequel mon compère Rafael et moi-même produisons notre matos ludique et, à terme, d'autres joyeusetés du même genre. Pour le moment la prod BadButa se résume à Bloodlust Métal, réalisé pour nos copains de chez John Doe, mais on a trop plein d'autres idées à développer.

Bref, tout ça pour dire que cette année je vais essayer (une fois de plus) de me remettre à poster régulièrement sur mon blog. Youpi on y croit !

Et, tant qu'on y est, tout mes voeux pour 2016.

Noli Timere Messorem

Dis donc 2015, je veux croire en toi. Je veux pouvoir dire plus tard « en 2015 il s'est passé [insérer événement cool], c'était bien ». Mais pour le moment tu ne m'aide pas des masses. En même temps comment pourrais-tu m'aider ? Tu es une année. Ce n'est pas toi qui va accomplir quoique ce soit, tu n'as pas de cul où se trouverait coincé un certain doigt proverbial.

Et puis ce n'est pas comme si un quelconque événement désagréable était de ta faute. L'enveloppe n'est pas responsable de la mauvaise nouvelle qu'elle renferme. A la réflexion cela ne nous empêche pas de déchirer la dite enveloppe, pour se défouler ou manifester notre ressenti.

Ah ben oui tiens, quand on s'exclame « année de merde » c'est un peu la même chose.

Bref. Je savais que la mort de Pratchett me remplirait de tristesse, je le savais d'autant mieux que son état de santé n’était pas un mystère. Depuis quelques temps chacun de ces nouveaux livres était une victoire face à une fin inexorablement proche.

Juste, je ne m'attendais pas à ce que ça fasse mal à ce point.

Je ressasse ça depuis hier mais je crois bien qu'à l'exception de celui d'un proche (parent, ami, etc.), aucun décès n'aurait pu me laisser une telle impression de froid. Celui de Joss Whedon peut-être, mais je ne suis vraiment pas pressé de vérifier ça. Ce n’est bien entendu ni un concours ni un jugement de valeur, surtout au vue des disparitions marquantes de ces quelques derniers mois.

Voilà, j’avais besoin d’épancher un peu de ma peine sous forme de mots, si j'ai bien compris mes lectures pratchettiennes c'est la plus puissante des magies.

Merci de m’avoir lu.

Année de la chèvre – recadrer, élaguer, avancer

Il est de bon ton, en début d’année, de faire un bilan sur l’année écoulée puis de prendre des résolutions pour l’année à venir. En général cela se fait en janvier.

Bon, là on est en février, donc je suis un peu en retard pour faire un tel article sous couvert de nouvel an 2015. Fort heureusement l’année du Cheval (de bois) touche à sa fin et bientôt nous entrerons dans l’année de la Chèvre (de bois). Donc je profite de ce changement d’année qui approche pour faire un bilan et prendre des résolutions.

Cette « fin d’année » ce n’est pas vraiment l’éclate. Outre la fatigue hivernale et l’actualité récente sinistre,  Le cumul entre boulot-de-jour, projets que je dois faire avancer et ceux que je voudrais ou devrais faire avancer a atteint un seuil « critique ». Ça faisait longtemps que je n'avais pas eu à ce point l'impression crouler - nerveusement - sous le poids des impératifs, réels ou auto-imposés.

Il faut que je fasse quelque chose. De préférence quelque chose qui ne se résume pas à m'effondrer sous la charge et ne plus rien pouvoir faire. Donc, pour « l’année qui vient » l’objectif sera élagage, recentrage et un brin d'organisation.

Une bonne partie de tout cela n'aura pas d'effet particulièrement visible en ligne. Concernant ce qui sera visible sur le net :

La vouivre va mourir
En novembre j'ai tenté, une fois de plus, de réanimer mon annuaire de sites de jdr. J'ai fait cela avec la meilleur volonté possible mais c'était avant  de me prendre en pleine face la surcharge nerveuse susmentionnée. Donc là c'est fini, je jette l'éponge. Le site disparaîtra à plus ou moins court terme.

Ce blog va se restructurer
Il y a une petite chance qu'il meure mais c'est peut probable. Je voudrais le conserver pour mettre en ligne des textes de fiction et, de temps en temps, des montages photos à la con. Peut-être que je continuerai à y parler jeu de rôle, mais ce n'est pas vraiment sûr.

Le reste : humeur, trouvailles, avis de lectures ou de regardure se retrouveront sur Google+ essentiellement.

Côté projets d’écriture, l’objectif essentiel de l’année est d’avancer sur Bloodlust Métal. Si j’arrive à trouver du temps en plus, on verra bien sur quoi on se met. Les projets ne manquent pas.

Mon autre grosse envie pour l'année à venir serait de commencer sérieusement un projet d'écriture de fiction. Là aussi les idées de base ne manquent pas.

Sur ce, je vous souhaite un max de bonnes choses pour 2015 et pour l'année de la chèvre.

Robocop 2014

Mes attentes vis à vis de ce film
Pas grand chose.  La plupart des remakes récents de films des années 80 m'ayant laissé un sentiment mitigé, voire pire. Je suis donc allé voir ce RoboCop avec prudence mais sans a priori négatif.

Nombre de visionnages : 1

Attention : cette critique contient des spoilers.

Scénario (focus)
[:)][:D]
C'est une bonne surprise. Le scénariste a choisi une approche assez différente de celle du RoboCop 87. Pour moi c'était la chose à faire. L'histoire est en phase avec des problématiques actuelles et développe des thématiques que je trouve intéressantes. Il y a des faiblesses mais pas suffisament pour que ça me gâche le plaisir.

Personnages
[:)]
C'est inégal. Certains sont bien fichus (Sellars, Novak, Norton et Murphy) mais criminel en chef de service (Vallon) manque de charisme et ne semble pas avoir la place qu'il pourrait mériter. Norton m'intrigue, je lui trouve une ambiguïté intéressante.

Réalisation
[:)]
Globalement correcte mais les scènes en mode camera à l'épaule m'ont déplu.

Images
[:)]
Le mecha design me plait beaucoup,  y compris celui du robocop. A côté de cela le film est visuellement calibré et les environnements n'ont pas énormément de personnalité.

Action
[:)]
Certaines scènes d'action ne m'ont pas emballées, essentiellement celles impliquant Vallon et ses sbires. Les scènes de combat impliquant des robots sont plus sympa.

Emotions
[:)]
Les interactions entre Murphy et sa famille sont intéressantes mais pas bouleversantes. La scène qui m'a le plus impressionnée est celle où l'on découvre l'étendue de la portion biologique de Murphy.

Fun
[:)]
On est loin du délire acide et très 80th du RoboCop 87. Pour moi les moments de fun étaient dans les émissions de Novak, à la fois complètement craquées et très tragiquement crédibles.

Immersion
[:)]
La scène d'introduction m'a fait directement entrer dans le film. Après cela quelques passages m'ont fait tiquer mais jamais assez pour sortir du film. Le fait que l'histoire soit très différente du film de 87 m'a bien aidé à le regarder en faisant abstraction de l'original.

Réflexion
[:)][:)]
Un petit portrait acide de l'impérialisme américain, des médias de propagande et de la manipulation de l'opinion. Je suppose qu'on peut regarder le discour pro-américain de Novak au premier degré, mais
J'ai bien aimé aussi la manière de traiter le rapport de Murphy à sa cybernetisation, en bonne partie parce que cela me renvoie à mes questionnements personnels que le sujet.

Mes +
- la scène où l'on découvre l'étendue des reste biologiques de Murphy.
- Le fait que Murphy réussite à surpasser les blocages psychologiques imposés par son logiciel. C'est une bonne idée car cela fait partie des éléments de différentiation forte d'avec son modèle et, surtout, parce que cela marque de manière nette la victoire de Murphy vis à vis de sa déshumanisation.

Mes -
- La sensation que certains pans du scénario auraient pu être bien mieux traités. Essentiellement tout ce qui tourne autour de Vallon et sa bande.

Score : 13.5/20

Conclusion :
Ce RoboCop est très éloigné de son modèle, ce qui est à mon sens une bonne chose. Cela lui donne de l'espace pour développer sa propre personnalité. Comme le 13eme guerrier en son temps j'ai l'impression que c'est un film qui a souffert de l'ingérence de producteurs indélicats. Sans cela ce film aurait pu être meilleurs mais il n'empêche que pour moi, de tous les remakes de films d'action des années 80 qu'on nous ait servi ces dernières années c'est le mieux fichu.

Fiche sur IMDB

En cherchant une photo je suis tombé sur cet article que je trouve assez intéressant :
Original RoboCop starkly prophesied present


Le vent se lève

Mes attentes vis à vis de ce film
Un dessin-animé beau avec une histoire pas manichéenne et touchante ; globalement ce que j'en suis venu à attendre d'un film de Miyazaki.

Nombre de visionnages : 1

Scénario
[:)][:)]
Une belle histoire douce-amère bien racontée. Le propos du film semblant différent des films précédents de Miyazaki j'y suis allé avec une pointé d'appréhension. Au final j'ai été convaincu. J'ai cependant l'impression que c'est un film un peu plus difficile à aborder pour un occidental à cause de la période historique dans laquelle il se situe.

Personnages
[:)]
J'ai eu l'impression à un moment que personnage principal était un peu lisse, mais cela cadre bien avec son côté rêveur absorbé. Sa soeur et son chef sont là pour apporter un dose d'exubérance qui fait un bon contrepoint.

Réalisation
[:)][:)][:)]
Parfaitement maitrisée il me semble. J'ai particulièrement apprécié la manière de mêler rêve et réalité. La transition entre les deux est très bien gérée.

Images [focus]
[:)][:)][:D]
C'est beau. J'aurais du mal à élaborer sur ce point sans tomber dans le fanboyisme aiguë.

Action
[:|]
Les scènes de vol sont magnifiques et on a l'impression poignante de sentir la guerre et la violence qui enserrent l'histoire. Ça ne va pas loin en terme d'action, mais ce n'est pas le propos du film.

Emotions
[:)][:)][:)]
L'histoire d'un rêve et une romance qui s'entremêlent et se nourrissent mutuellement. C'est beau et triste. C'est également tout en subtilités et je pense que certaines m'ont échappées. J'ai donc déjà envie de le revoir.

Fun
[:)]
La plupart des scènes de rêves enrobent leur propos assez sérieux dans un habillage gentiment délirant. Kurokawa, le boss de Jirō, est également un bon élément de fun, qui a le mérite de ne pas être que cela.

Immersion
[:)][:)]
Comme toujours avec les films de chez Ghibli, je rentre dedans et je me laisse emporter. En l'occurence je m'immerge un peu moins que dans mes Ghibli préférés mais c'est minime.

Réflexion
[:)][:)][:)]
Il y a plusieurs choses qui me titillent agréablement les neurones dans ce film. Déjà la manière dont rêve et réalité se mêlent et s'influence mutuellement, mais aussi la façon de montrer l'approche de la guerre et l'impact que cela a sur les personnages. J'aimerais développer le sujet mais j'ai du mal à voir comment agencer ma pensée. Je pense que cela me prendra un ou deux visionnages de plus.

Mes +
- La musique de Hisaishi.
- Kurokawa.

Mes -
Rien à signaler

Score : 18.5/20

Conclusion :
J'ai trouvé le film trés agréable, trés émouvant. Je le recommande mais il faut garder en tête que de prime abord il est assez différent des précédentes réalisation de Miyazaki. Passer cela je pense qu'il n'est vraiment pas si différent que cela. Il faut juste ne pas s'arrêter aux apparences.

Pour moi une chose est sûre, je le reverrai avec plaisir.

Fiche sur IMDB