DnD - Player's Handbook - part 2

J'ai commencé ma lecture du PHB. Voilà quelques impressions concernant les premiers pages.

Credits

Ça valait le coup d'y jeter un œil, à cause du disclaimer en bas de page. Il est également présent dans les basic rules en pdf.

Disclaimer: Wizards of the Coast is not responsible for the consequences of splitting up the party, sticking appendages in the mouth of a leering green devil face, accepting a dinner invitation from bugbears, storming the feast hall of a hill giant steading, angering a dragon of any variety, or saying yes when the DM asks, “Are you really sure?”

Preface

Cela fait partie des sections de livre que je zappe fréquemment. Mearls a trouvé un angle intéressant, je trouve.
Il y a un passage de cette préface qui dit qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu toutes les règles ou d'avoir mémoriser tous les détails du jeu pour bien y jouer. C'est une bonne idée de le préciser mais dans le contexte de mon exercice de lecture intégrale cette phrase avec une saveur particulière. Une sorte de « est-ce bien raisonnable ? ». Ça m’a fait sourire.

Introduction

Cette section contient l’habituelle explication sur la nature du JdR et une explication des fondamentaux du système, c’est-à-dire d20+ modificateur contre difficulté. Ça m’a semblé assez clair et bien fichu. En même temps on est bien habitué à cette mécanique.

Ce chapitre présente la notion d’avantage/désavantage, qui est à mon goût une des très bonnes idées de cette édition. Cette règle remplace la plupart des bonus/malus des versions précédentes par la mécanique suivante : si le personnage « est avantagé », le joueur lance deux d20 et garde le meilleur. Si le personnage "est désavantagé » le joueur garde le plus mauvais des deux dés.
J’apprécie cette mécanique pour plusieurs raisons :

  • Elle réduit un peu le côté très aléatoire du d20
  • Elle permet de limiter le nombre de bonus fixe et donc de garder une amplitude de résultats relativement courte. Cela me semble d’ailleurs être un des concepts au cœur de cette édition. Je suppose qu’on y reviendra plus loin dans la lecture.
  • Elle permet de ne pas avoir à jongler avec des bonus multiples ce qui avait mené, dans les édition précédente à des règles pour gérer le cumul des bonus.
  • Ça me rappelle un de mes jeux de prédilection, la Méthode du Docteur Chestel, qui utilisait une méthode similaire. Nostalgie quand tu nous tiens.

 

Il y a dans l’introduction un autre élément qui me semble assez intéressant, c’est la notion des « trois piliers de l’aventure selon D&D » : l’exploration, les interactions sociales et le combat.

La définition qui en est donnée est assez succincte. On peut résumer cela comme suit : les personnages se déplacent dans le monde et interagissent avec l’environnement, ils rencontrent des gens, ou des choses, avec lesquels ils dialoguent et ils combattent des ennemis.

Dit comme ça, ça ne va pas péter bien loin, mais c’est bien de rappeler cette « évidence » au début d’un jeu de rôle qui peut finir entre les mains d’un débutant.

L’exploration : le texte ne parle pas de dungeoncrawling. Il est question de « se déplacer dans le monde ». C’est vague mais j’en retiens l’importance de faire voyager les joueurs, par le biais de leurs personnages. Une chouette campagne de D&D doit avoir de beau décors variés et exotique et surtout, ne pas se cantonner à des souterrains quelconques. D’ailleurs il y a là un chouette défi à en tirer : arriver à faire des séances de dungeoncrawl qui aient visuellement de la gueule.

Les interactions sociales : Je me souviens, à mes débuts, de parties de D&D qui commençaient à l’entrée du donjon, avec la notion évidente que tout ce qui était dedans était un ennemi. Les modules officiels n’étaient pas construits comme ça, mais beaucoup des scénarios qu’on m’a fait jouer avaient ce petit air de partie de Descent. Je pense que ce sont des expériences similaires à la mienne qui font que plein de rôlistes ont une vision Hack & Slash de Donj. Cette image d’Epinal est assez vivace ; donc même quand on est bien conscient que D&D n’est pas un jeu de plateau, il faut faire gaffe à ne pas négliger les interactions sociales. Cela fait un moment que les perso peuvent gagner de l’expérience en résolvant une situation quelle que soit la méthode employée. J’ai l’impression d’enfoncer une porte ouverte en disant cela mais l’expérience m’a montré qu’il est facile de se mettre en mode « résolution par la castagne » avant même de se demander s’il n’y a pas une autre solution. Certaines habitudes ont la vie dure.

Le combat : bon là, pas d’ambiguïté, Donj est un jeu où on latte. Le truc important c’est de faire des combats qui servent à quelque chose. C’est facile de jeter quelques orcs à la figure des joueurs, juste pour les occuper, mais c’est dommage, surtout depuis que les combats ne sont plus la seule façon de gagner des Xp.

Toutes ces considérations ne sont pas nouvelles ni dans le jeu de rôle en général, ni dans D&D en particulier. Je pense que ça fait un bon moment qu’on est conscient de tout cela ; je profite juste de l’occasion pour le redire, plus pour mon bénéfice personnel qu’autre chose.



Café-rôliste #2 – La préparation de partie

Orlanth revient me harceler avec ses questions suspectes dans le deuxième numéro du Café-rôliste.

J'ai l'impression d'avoir un peu cafouillé en donnant mon avis, mais que voulez-vous, c'est ce qui arrivent quand on bois du café. Je suis sûr qu'avec de la bière je serais plus intéressant.

Café-rôliste #2 – La préparation de partie

DnD - Player's Handbook - part 1

J'ai commencé le jdr il y a une trentaine d'année avec Donjons & Dragons. Pendant les années 90 je me suis beaucoup désintéressé de l'ancêtre et, quand il fut question de l'arrivée de la 3ème édition de D& D, je ne me suis pas senti intéressé par le sujet. C'est la campagne des Archipels qui m'a fait retomber dans D&D (merci Eric !). Cette campagne, ainsi que pas mal d'aventures dérivées, m'a occupé de nombreuses heures (et le fait encore un peu, d'une manière détournée).

Bref, j'ai aimé D&D 3 puis ensuite, j'ai bien aimé la 4ème édition même si je n'y ai pas autant joué que j'aurais voulu. J'ai réussi à faire jouer des aventures archipeliennes avec ce D&D, donc je suis content.

Et voilà que D&D nous revient avec sa « nextienne » édition. J'ai mon PHB depuis la fin de semaine et il m'est venu une idée loufoque : « et si je le lisais en entier et dans l'ordre, plutôt que de picorer par-ci par-là en zappant des chapitres ? »

En passant de la v3 à la v4 de D&D je me suis aperçu qu’il était très facile de continuer à s’appuyer sur les réflexes et les savoirs acquis sur une édition alors que l’édition suivante fonctionne de manière différente. On l’avait bien senti, par exemple, avec la notion de jet de sauvegarde de la 4ème édition.
Une autre raison me pousse à cet exercice de lecture complète. J’ai eu mon lot de discussions avec des rôlistes qui assénaient des avis péremptoires au sujet d’éditions récentes de D&D en se basant sur des expériences donjonesques vieilles de vingt ou vingt-cinq ans. Ce qui revient un peu à regretter que les supports de données pour ordinateur soient des disques souples de 5 pouces un quart.

De même, le jeu de rôle étant ce qu’il est, beaucoup de joueurs ont une mauvaise (ou une bonne) opinion d’un jeu suite à une expérience de jeu qui peut n’être que partiellement cohérente avec le jeu tel qu’il a été écrit. Dans le cas de D&D des parties jouées dans les années 80 par de jeunes ado ne comprenant que très partiellement l’anglais n’avaient probablement pas grand-chose à voir avec ce que les auteurs avaient en tête.

Bien sûr, D&D n’est pas le seul jeu à se manger des critiques ineptes issues de souvenirs flous, de lectures superficielles et foireuses ou de « on-dit » biaisés. Par exemple je pense qu’il y a un monde de différences entre les vagues souvenirs et les avis péremptoires que j’ai sur Rolemaster et High Adventure Roleplaying (HARP).

Voilà, c’est parti. Je vais me lire le PHB d’un bout à l’autre et poster ici quelques remarques et commentaires au fils de ma lecture. Ça va peut-être prendre un peu de temps, en fonction des plages de lecture que je vais réussir à me ménager.

Spoiler : comme j’ai déjà survolé les Basic rules et fait deux séances de jeu avec le Starter set, je peux déjà vous dire que ce D&D me fait une très bonne impression. Donc attendez-vous à des posts plutôt Neutre-Bon.

Café-rôliste #1

Avec mon comparse Yannick on cause fréquement JdR autour d'un café.

Depuis un moment il avait envie d'enregistrer ces discussions afin d'en faire une petit podcast en mode "discussion au café du coin".

Les choses se sont concrétisées cette semaine, et c'est voilà le résultat :

Café-rôliste #1 – Garder le contrôle

Enjoy !

The raid

Ca faisait un moment que je voulais voir ce film. J'ai enfin récupéré le bluray, donc go ; je profite de cette occasion pour me remettre le pied en terme de mini-critiques ciné.

Mes attentes
- un film d'action avec des scènes de baston  impressionnantes

 Nombre de visionnages : 1

 Scénario 
[:|]
Il y a un scénario avec quelques idées correctes dedans mais ça ne va pas plus loin que l'excuse pour enquiller les scènes de baston.

Personnages
[:|]
Je n'ai pas particulièrement accroché aux personnages. Je trouvent qu'il leur manque un petit quelque chose. Mais à côté de ça il y a des castagneurs de premier ordre.

Réalisation
[:)]
C'est du bon boulot je trouve.

Images
[:)][:)]
Très sastisfaisant.  L'ambiance visuelle et les décors sont très réussis.

Action [focus]
[:)][:)][:D]
J'attendais des castagne impressionnantes, j'ai été servi.

Emotions
[:|]
Les parties du scénario pouvant induire un brin d'émotions ne m'ont pas convaincu.

Fun
[:)][:)]
Pour le côté jubilatoire de certaines bastons 

Immersion
[:)]
L'ambiance arrive à être assez prenante.

Réflexion
[:|]
Pas grand chose à dire à ce niveau là.

Mes +
- La prestation martial de Yayan Ruhian, qui est impressionnant².

Mes -
- J'ai moins accroché au début. Les gunfights m'ont moins fait vibrer que les castagnes au corps-à-corps.

Score : 13/20

Conclusion :
Je suis content d'avoir enfin vu The raid. La suite sort bientôt en France et comme elle est faite par la même équipe j'ai bon espoir qu'elle soit au niveau du premier.

Concernant la "similitude" entre The raid et Dredd il faudrait que je fasse un petit billet là dessus. Pour résumer ma pensée : oui il y a quelques ressemblance, mais les différentes sont largement plus nombreuses et plus importantes.

Fiche sur IMDB